Mon nouveau roman La fille de Tchernobyl raconte la rencontre d’une jeune fille et d’un cheval sauvage dans la « Zone interdite » de Tchernobyl.

Tchernobyl, c’est quoi ?

Le 26 avril 1986 à Tchernobyl,  en Ukraine, a eu lieu la première grande catastrophe nucléaire de l’histoire, tuant des milliers de personnes et polluant les terres alentours pour des siècles. La Zone d’exclusion alors mise en place autour de la centrale, destinée à tenir la population à l’écart des territoires les plus radioactifs, reste aujourd’hui  abandonnée et ne sera plus habitable avant plusieurs centaines d’années.

Quel rapport avec le cheval ?

Les humains ayant quitté la Zone, les animaux ont commencé à réinvestir la campagne et les bois environnants la centrale. En octobre 2015 notamment, une étude internationale publiée dans la revue Current Biology révèle que les loups sont sept fois plus nombreux dans cette zone que dans les parcs alentours. De même, les populations d’élans, chevreuils et sangliers remontent.

 

Source : REUTERS / Vasily Fedoseko / 25/02/2016

Quant au cheval de Przewalski, dont il est question dans le roman, il est en voie de disparition partout dans le monde. Réputé impossible à dresser, il a été chassé pour sa viande jusqu’à l’extinction.  Les derniers spécimens vivent dans des réserves naturelles. Et notamment à Tchernobyl, où ils ont été réintroduits par des chercheurs. De façon étonnante, ils ont réussi à survivre dans la Zone contaminée, et à se reproduire. Les troupeaux ont grandi, des poulains sont nés…

source : abandonedkansai.files.wordpress.com

Et les radiations, alors ?

Même si nombre d’animaux ne sont pas difformes, les effets négatifs de la radioactivité se font sentir : l’espérance de vie des bêtes est souvent plus courte et leur taux de reproduction moins élevé. En fait, les espèces ne sont pas égales devant les radiations. Dans un célèbre documentaire, des scientifiques démontraient comme les mulots, sont en pleine santé, alors que les oiseaux par exemple, meurent prématurément. On est bien loin d’un Paradis pour animaux comme on a pu parfois le décrire.